
Groupes de réflexion
Partenaires de recherche et de pratique
TIDPTMA
Table interdénominationnelle de pastorale auprès des travailleuses et des travailleurs migrants agricoles
Mission de laTable :
Rassembler les chrétiennes et chrétiens de différentes confessions qui, regroupés en associations citoyennes avec des partenaires locaux, s’impliquent auprès des travailleuses et des travailleurs migrants agricoles de leurs milieux. Défendre les droits des travailleuses et des travailleurs migrants agricoles. Sensibiliser la population et les acteurs sociaux concernés (sur le plan religieux, patronal et politique) à leur égard. Faire naître dans la population un sentiment de sympathie et de solidarité.
Valeurs :
Accueil, hospitalité, interculturalité, justice
Historique :
La TIDPTMA a été créée à l’automne 2005 suite à l’interpellation d’un membre de la communauté des Prêtres des missions étrangères qui revenait de plusieurs années d’engagement dans en Amérique du Sud. Il y avait côtoyé des travailleurs migrants agricoles et avait été sensibilisé à leurs misérables conditions de vie et de travail.
Ici même au Québec, depuis 1980, plusieurs associations citoyennes catholiques s’étaient constituées pour accueillir ces travailleurs chez nous, leur rendre visite et organiser des fêtes et des rassemblements religieux à leur demande. Ce sont des personnes représentant ces associations dans le sud du Québec qui se sont réunies pour tenir la première rencontre de la TIDPTMA (Joliette, Montréal, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-Longueuil, Saint-Jérôme, Valleyfield). Plus tard se sont jointes des personnes provenant des diocèses catholiques de Chicoutimi, Nicolet et Québec. Actuellement la table prend progressivement un visage œcuménique.
Réalisations :
- Rencontres de partage des pratiques
- Rencontres de partenaires
- Représentations politiques : sensibilisation d’élus provinciaux et de représentants consulaires
- Sensibilisation du milieu patronal
- Sensibilisation des médias
- Organisation de colloques
2008 : embauche d’un premier intervenant à Saint-Rémi et création de Somos Hermanos
2011 : création de Raíces y Esperanzas dans le diocèse de Chicoutimi et embauche d’une seconde intervenante
2018 : création du RATTMAQ (Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec).
2019 : devient table de réflexion théologique auprès de l’Institut de pastorale des Dominicains à Montréal puis, auprès de l’Institut d’étude et de recherche théologique en interculturalité, migration et mission (IERTIMM).
Pour en apprendre plus sur la TIDPTMA, contactez Daniel Pellerin ou Martin Bellerose.
Comité pour la création d’un cours en théologie autochtone
C’est en septembre 2025 que Pierre LeBel a commencé à réfléchir au projet d’un microprogramme en théologie autochtone. En novembre de la même année, lors du symposium de l’IERTIMM, il a présenté son idée et par la suite formé un comité pour explorer la création d’un cours sur la théologie autochtone. C’est lors d’une rencontre à la fin de l’hiver que Nadia-Elena Vacaru, professeur adjointe à l’Université Laval, a proposé de créer un cours de trois crédits qui deviendrait pérenne dès janvier 2027.

Le cours propose une exploration approfondie des théologies autochtones et des expériences chrétiennes autochtones au sein des Églises. Il reconnaît que ces expériences ont été historiquement marginalisées dans les discours théologiques dominants et vise à leur redonner une place centrale dans la réflexion théologique contemporaine.

S’appuyant sur les méthodologies autochtones de transmission du savoir — notamment le récit, l’apprentissage relationnel, la mémoire vivante et le cercle de parole — le cours examine comment les croyantes et croyants autochtones articulent leur foi chrétienne avec leurs traditions culturelles, leur rapport au territoire, leurs langues et leurs pratiques communautaires.
Les enseignements s’inscrivent dans une dynamique de décolonisation théologique, en dialogue avec les déplacements proposés par les théologiens autochtones contemporains.
Comme le souligne Pierre LeBel, la théologie autochtone implique de « délaisser les dualismes classiques » et de replacer la Création et le récit au cœur de la réflexion théologique. Elle vise aussi à reconnaître la valeur des langues, des cultures et des cosmologies autochtones, longtemps dévalorisées ou interdites dans les contextes missionnaires et coloniaux.
Le cours aborde également les enjeux historiques et actuels liés au colonialisme, aux politiques d’assimilation, aux processus de réconciliation et aux transformations ecclésiales en cours. Il met en lumière les contributions théologiques, spirituelles et ecclésiales des communautés autochtones, ainsi que les initiatives contemporaines visant à « faire Église autrement », selon les cultures et les nations.
Pour en savoir plus, contacter Pierre LeBel.

Le Forum Missio Dei
À l’invitation de la cohorte, un groupe informel de pasteurs et de leaders à Montréal (2003- 2007), Gilles Marcouiller, pasteur de la Communauté des Deux-Rives à Québec, a présenté le séminaire Foi et culture au Québec dans les locaux de l’École de théologie évangélique de Montréal (ETEM), à présent connue comme l’ETEQ, un samedi matin par mois de février à juin 2008. Dix personnes ont participé au séminaire dans le but de mieux comprendre l’histoire de la foi et de l’Église au Québec depuis sa fondation au 17 e siècle et son contexte socio-culturel du 21 e siècle dans lequel ils cherchaient à vivre, interpréter et exprimer la foi protestante évangélique. De ce séminaire est né le Forum québécois sur la postchrétienté (FQP) sous la direction de Gilles Marcouiller, Éric Wingender (alors doyen de l’ETEM), Pierre Tessier (alors directeur des Navigateurs au Québec) et Pierre LeBel (alors directeur de Jeunesse en Mission Montréal).
De 2008 à 2010, quatre ou cinq réunions ont eu lieu, principalement à l’ETEM, mais aussi à l’Université Laval. Prenant conscience du fait que la postchrétienté était une réalité commune à toutes les Églises, elle était aussi celle des catholiques, dont quelques-uns ont aussi participé à ces réunions. Le but du Forum était « de stimuler, dans ses idées et ses pratiques, le renouvellement de la foi chrétienne dans le Québec du XXI e siècle ». Le forum s’est alors donné comme mission « de créer un lieu public de discussion, de réflexion et d’analyse sur les rapports entre la foi chrétienne et la culture postchrétienne. » Le Forum a contribué à la création de la chaire de leadership en enseignement en missiologie protestante évangélique à l’Université Laval ainsi qu’à l’élaboration de sa mission. Il porte aujourd’hui le nom de Forum Missio Dei.
